SMC session 11 Social Media and Politics

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Social Media Club France

 

 

SOCIAL MEDIA and POLITIC

Session #11 - February 24th and Mars 11th

 

 

« Don’t hate the media, become a media. » (Jello Biafra)

Barack Obama et son équipe semble avoir intégré ce gimmick à leur communication à la perfection. Après mybarackobama.com, l’actuel locataire de la Maison Blanche met en place du live-blogging, la possibilité de commenter les décrets et un partenariat avec Youtube.

La transparence a tout prix, une présidence en temps réel, Obama les a concrétisées, mais avant lui Nicolas Sarkozy l’avait tenté avec sa NSTV, et Ségolène Royal a désiré fédérer les individualités dans une tentative de démocratie directe sur le net, avec son site desirsdavenir.org.

Blogs politiques, Twitter, irruption de la vidéo, tous ces outils et dispositifs permettent de décentraliser l’ « empowerment » et représentent un défi pour les appareils politiques français, qui devrait se concrétiser au cours des prochaines élections européennes.

Les nouveaux medias sociaux sont-ils une nouvelle forme d’action tenant compte de la singularité de chacun, une communication synaptique entre militant ? Doit-on considérer comme un cinquième pouvoir les nouvelles communications ( cf Twitter et Bolloré) ? Quelle optimisation de la circulation du message politique et pour quel périmètre d’action ? Quel poids financier et quelle influence sur le lobbying ont-ils ? Le netizen consomme-t-il de la politique pour réenchanter la démocratie ?

Pour répondre à toutes ces questions et bien d’autres, nous vous proposons, le 24 février à 19h, à La Cantine, un débat réunissant :

- Nicolas Vanbremeersch alias Versac, fondateur et PDG de Spintank et célèbre blogger politique

- Quitterie Delmas, ex- bloggeuse vedette du Modem

- Sophie Pène, professeur à Paris Descartes

- Benoit Thieulin, Fondateur et PDG de la Netscouade, créateur de desirsdavenir.org

- Nicolas Voisin, fondateur et PDG de 22mars et bloggeur sur Nuesblog.com.

 

 

 

 

* "Don't hate the media, become a media" (Jello Biafra)

Barack Obama and his team seems to have integrated perfectly this gimmick into their communicatio. With  mybarackobama.com, the current tenant of the White House sets up of the live-blogging, the possibility of commenting on decrees and a partnership with Youtube. 

The transparency at all costs, a real-time presidency, Obama concretized them, but before him Nicolas Sarkozy had tempted it with his NSTV, and Ségolène Royal wished to federate the individualities in an attempt of direct democracy on the net, with its desirsdavenir.org site.

Politic blogs, Twitter,  video raiding, all these tools and the devices allow to decentralize the "empowerment" and represent a challenge for the French political devices, which should become a reality during the next European elections

Are the new social media a new shape of action taking into account the peculiarity of each, a synaptic communication between militant? Do we have to consider as the fifth power the new communications (cf Twitter and Bolloré)? What optimization of the traffic  of the political message and for which perimeter of action? What financial weight and what influence on the lobbying have they? The netizen consumes of politics to re-enchant democracy?

Social Media Club invites you to a debate, wich will answering all these questions with :

-Nicolas Vanbremeersch alias Versac, founder and CEO de Spintank and famous politics blogger

- Quitterie Delmas, ex-star blogger of the Modem

- Sophie Pène, professor in Paris Descartes

- Benoit Thieulin, Founder and CEO of the Netscouade, the creator of desirsdavenir.org

- Nicolas Voisin, founder and CEO of 22mars and blogger on Nuesblog.com.

 

 

 

 


 

When?

Le mardi 24 février, à partir de 19h00 et le mercredi 11 mars à 19h00

 

 

 

Where?

La Cantine, 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas, 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris

http://maps.google.com/maps?f=q&hl=en&geocode=&q=silicon+sentier+%2F+la+cantine&sll=48.898581,2.409782&sspn=0.104498,0.295601&ie=UTF8&z=12&iwloc=A

 

 

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Les règles du jeu

 

Afin de restreindre un minimum le débat et le rendre plus constructif et opérationnel, nous vous proposons quelques règles simples :

 

  • ne pas vendre sa soupe : le but des sessions est de partager des savoir-faire, pas d'en faire un lieu d'autopromotion
  • aller à l'essentiel : évitons de monopoliser la parole, le modérateur aura un rôle plus actif dans le cadrage du débat, acceptons-le.
  • faire ses devoirs : essayons de tous nous mettre à un niveau de compréhension commun, lisons les documents envoyés avant les sessions (pour celle-ci, un retour sur le wiki de la première sessiondu SMC ne sera pas inutile) et réfléchissons quelques minutes sur ce que nous voulons apporter à ce débat. Les différents articles, études et réflexions sur cette session seront regroupés dans la section "sources"  ci-desous

 

 


 

Modérateurs et intervenants

 

Comme souvent, nous avons composé le panel de trois profils

  • un profil académique, pour un tour d'horizon de l'état de l'art et donner une couche théorique au débat
  • un profil "média traditionnel", pour apprendre des expériences passées
  • un profil "innovateur", pour une réflexion sur les tentatives en cours

 

 

- Nicolas Vanbremeersch alias Versac, fondateur et PDG de Spintank et célèbre blogger politique

- Quitterie Delmas, ex- bloggeuse vedette du Modem

- Sophie Pène, professeur à Paris Descartes

- Benoit Thieulin, Fondateur et PDG de la Netscouade, créateur de desirsdavenir.org

- Nicolas Voisin, fondateur et PDG de 22mars et bloggeur sur Nuesblog.com.

 

COMPTE RENDU:

SOCIAL MEDIA CLUB SOCIAL MEDIAS ET DEMOCRATIE.doc

 

 

 

Sources

 

Résumé :

 

                               SOCIAL MEDIAS et DEMOCRATIE

 

 

Tout nouvel espace public est un nouvel espace politique. Le net a crée ou est crée par le netizen, et sur la toile universelle, le netizen se voit offrir un nouvel espace politique international. Pour creuser dans l’espace public numérique, il faut en comprendre les enjeux : comment à travers cette nouvelle technologie, les manières et les formes de « l’agir ensemble Â», de production en commun, peuvent se combiner et chercher une efficience en tenant pourtant compte de la singularité de chacun ?

« Un citoyen responsable est un citoyen informé Â» disait Hubert Beuve-Méry. Avec la multiplication des sources d’information que permet le net, la part importante du savoir dans la démocratie devient centrale. L’internaute informé est relativement typé (CSP+, 19-35ans ). On constate une autonomisation croissante des médias et de la politique démocratique. Internet apparait donc comme un laboratoire du politique, permettant selon la culture des hackers et celle des creative commons, de puiser dans les ressources des contre-cultures à celles des situationnistes, entre autres, ou dans l’information générale, puis de mettre à disposition de tous le résultat, dans une culture du mix, pour créer une démocratie en réseau, un médiactivisme. Il est important de rappeler que la démocratie représentative qui a cours dans nos pays européens, est à différencier de la démocratie d’opinion ou de délibération. L’internet et ses nouveaux médias permet-il à notre démocratie de tendre vers le concept de « démocratie forte Â» constituée par Benjamin R.Barber où les notions de participation, de citoyenneté et de communauté politique sont centrales ? Barber projetait l’institution d une coopérative civique des communications pour piloter les usages civiques mais aussi protéger les individus contre tout abus des médias publics et privés. Le foisonnement de la toile tendrait plutôt vers une vision explicitée par Pierre Lévy : « un projet de civilisation anonyme de recréation du lien social par les échanges de savoir, de reconnaissance d’écoute et de valorisations des singularités dans une démocratie plus ouverte, plus directe, plus participative. Â» En analysant les processus d’échange actuel, au sein des blogs des commentaires ou autre, on note un comportement majoritaire de contestation profonde des fondements de la démocratie représentative et une demande de contrôle qui s’inspire plus du droit de la consommation que de la culture politique. Les nouveaux médias sont donc les parangons d’une communication synaptique, où des individualismes sont connectés et ont une fonction d’interpellation et d’agenda par la « puissance du nombre Â» ( Gabriel Tarde).

                                                                            

        Les nouveaux médias sont donc prescripteurs, créent un réseau. En effet , ils permettent un partage gratuit entre experts, dans une relation égalitaire et de proximité.  Leur communication est donc transversale, transparente, spontanée et décentralisée. Ils sont un nouveau défi pour les politiques, mais sont-ils un « cinquième pouvoir Â» comme a pu le dire François Bayrou ? Il semble que les politiques en ont compris le poids. Le cas récent commenté par Guy Birenbaum dans lepost.fr de Barnier twittant sur Dati, ou celui encore sur Twitter, de la polémique sur le cas Bolloré et du PassNavigo, prouvent que la communication par les réseaux sociaux a un poids et une influence. L’exemple le plus frappant est l’utilisation faite par Barack Obama de ce formidable levier pendant sa campagne et depuis peu lors de sa présidence. L’actuel président des USA  a défini ainsi sa vision de la transparence par le biais d’internet: «  la présomption favorable à la divulgation signifie aussi que les agences doivent prendre des mesures positives pour rendre l’information publique. La divulgation doit être intemporelle. Â» Barack Obama s’est fait le premier président  en temps réel et affiche sa compréhension des nouveaux médias comme une volonté de transparence : diffusion de photos par Flickr, partenariat avec Youtubelive, site officiel, question du Huffingtonpost, live-blogging, et commentaire des décrets par internet, sans parler de sa levée de fonds par le biais de mybarackobama.org. Pour optimiser la diffusion de son message, il a suivi le gimmick de Chris Hugues « Keep it real, keep it local Â». La demande d’authenticité des médias faisant d’internet une sorte de télé-réalité de la politique et la visibilité de l’action sont ainsi satisfaites et peuvent être commentées dans une nouvelle agora électronique, où une pseudo égalité entre l’émetteur et le récepteur est la norme. Ces dispositifs décentralisés sont le défi véritable des appareils politiques qui dès lors doivent gérer l’éclatement des opinions, la remise en cause permanente de leur fonction et de leur action, dans un mouvement qui fait de la souveraineté du consommateur le modèle de la souveraineté politique. Les nouveaux médias sociaux permettent la mise en relation dont la finalité est l’action collective sur le terrain. Un des exemples de cette pratique nouvelle est le site Moveon.org, qui est un vrai cybermouvement sans chef ni centre, champion de la levée de fonds, inversant le processus de décisions puisque celles-ci vont du bas vers le haut. Certains le considèrent comme un réel cinquième pouvoir aux USA. Né il y a 10 ans d’un ras le bol lors de l’affaire Lewinsky/Clinton, Moveon.org peut s’enorgueillir de victoires effectives, comme la levée de fonds de 46 millions de dollars pour la campagne de Kerry en 2004, ou sa campagne contre le général Petraus. Pratique du lobbying nouvelle ou contre pouvoir, le modèle de Moveon.org semble inspirer, sans pouvoir être copié, beaucoup de politiques ( ex Tony Blair).

Même si le premier alinéa de l’article 25 du pacte international relatifs aux droits civils et politiques de 1966 * offre plus qu’un cadre, un encouragement à l’esprit de liberté et au développement d’un e-gouvernement, il faut se «  prémunir contre la tentation de considérer que des objets, des dispositifs peuvent par eux-même réenchanter la démocratie Â» (O.Blondeau)

 

 

*art 24 Onu 1966 : « Tout citoyen a le droit et la possibilité sans restriction déraisonnable : - de prendre part à la direction des affaires publiques soit directement soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis

                                                                                                                             - de voter et d’être élu au cours des élections périodiques, honnêtes au suffrage universel et égalitaire et au scrutin secret assurant l’expression libre de la volonté des électeurs.

                                                                                                               - d’accéder dans les conditions générales d’égalité aux fonctions publiques de son pays. Â»

 

 

 

 

 

 

LIENS SOURCES:

Merci de poster ici vos documents et liens sur le sujet

 

 

 

 

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