Social Media Club France
Mettez vos utilisateurs au travail : processus, bonnes pratique et ROI
Make your users work for you! Processes, best practices and ROI
Session #7 - September 29th
Sujet souvent évoqué, parfois partiellement traité lors de nos sessions, l'intégration des contributions des utilisateurs est régulièrement avancée comme le remède miracle aux turbulences rencontrées régulièrement par les entreprises de médias.
Comme tout médicament, cette "participation" implique cependant une posologie précise : indications et contre-indications, surdose et intoxication, effets secondaires et mélanges dangereux...
Le Social Media Club France vous invite donc le lundi 29 septembre, à partir de 19h, à la Cantine pour partager nos succès et échecs dans ce domaine :
quels processus ont été mis en place : libre participation, collaboration restreinte à certains maillons de la chaîne de valeur, coaching des utilisateurs ?
quelle est la nature de ces investissements: mise de départ, temps de gestation, ROI...?
quels sont les contre-sens majeurs à éviter : motivations des utilisateurs, communication, délégation, monétisation,...
When?
Le lundi 29 septembre, Ã partir de 19h
Where?
La Cantine, 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas , 12 Galerie Montmartre , 75002 Paris
http://maps.google.com/maps?f=q&hl=en&geocode=&q=silicon+sentier+%2F+la+cantine&sll=48.898581,2.409782&sspn=0.104498,0.295601&ie=UTF8&z=12&iwloc=A
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Les règles du jeu
Afin de restreindre un minimum le débat et le rendre plus constructif et opérationnel, nous vous proposons quelques règles simples :
se concentrer avant sur le secteur de la presse , au sens large : quotidiens, magazines, papier ou en ligne
ne pas vendre sa soupe : le but des sessions est de partager des savoir-faire, pas d'en faire un lieu d'autopromotion
aller à l'essentiel : évitons de monopoliser la parole, le modérateur aura un rôle plus actif dans le cadrage du débat, acceptons-le.
faire ses devoirs : essayons de tous nous mettre à un niveau de compréhension commun, lisons les documents envoyés avant les sessions (pour celle-ci, un retour sur le wiki de la première session du SMC ne sera pas inutile) et réfléchissons quelques minutes sur ce que nous voulons apporter à ce débat. Les différents articles, études et réflexions sur cette session seront regroupés dans la section "sources" ci-desous
Le format de ces sessions n'a pas changé : quelques intervenants présenteront brièvement leur expérience et les principaux enseignements qu'ils souhaitent partager avec les membres du club, avant d'ouvrir le débat à toute la salle.
Modérateurs et intervenants
Comme souvent, nous avons composé le panel de trois profils
un profil académique , pour un tour d'horizon de l'état de l'art et donner une couche théorique au débat
un profil "média traditionnel" , pour apprendre des expériences passées
un profil "innovateur" , pour une réflexion sur les tentatives en cours
Pour cette session, les intervenants seront
Sources
Merci de poster ici vos documents et liens sur le sujet
Demain tous journalistes ? Blog de Benoît Raphael. Voir en particulier un post récent sur le bilan de la première année du Post
PressThink , Blog de réflexion de Jay Rosen, professeur de journalisme à NYU, initiateur du projet Assignment Zero (voir une autre analyse du projet ici ) et membre du SMC NY. A noter le nouveau projet de Jay : New Assignment , une plate-forme d'innovation journalistique
Le Blog de l'OURS Un blog-notes collectif sur la presse, le net et toute cette sorte de choses
apnewmodelfornews.pdf une étude commanditée par AP sur le comportement des jeunes vis à vis de l’actualité, leurs attentes et les réponses à mettre en œuvre (identifiée via
Le Blog de l'OURS )
cocreation.pdf et Co-creation.pdf Deux articles académiques sur le principe de co-création (par Prahalad), qui feront sans doute plaisir à Alban
Social Media, Introduction to the tools and processes of participatory economy Un bon bouquin de référence, qui vient de sortir et qui est Européen (assez rare pour être souligné). Téléchargeable gratuitement ( social media intro.pdf ). Pour cette session, on se concentrera plutôt sur les chapitre 6, 7 et 9 (oui chef !
Invités :
Rémi Douine (Doctorant Telecom paris / The Metrics Factory ). Etat de l’art sur le commentaire.
Benoit Raphael (Lepost.fr ). L’intégration des internautes dans la création de l’information.
Marc Philippe Dubreuil (Blog de l’Ours / Ad&So Consulting ). Quelles leçons tirées de la presse de « l’ancien monde » pour la presse online d’aujourd’hui. L’exemple de la PQR.
Rémi Douine axe ses recherches sur deux domaines spécifiques:
- la nouvelle forme de la demande des films sur peer2peer
- L’audience sur les sites vidéo
Un constat : peu de recherche académique sur les commentaires bien qu’il existe une littérature ancienne sur l’usage des commentaires sur les plateformes de e-commerce.
Sur ces dernières, les commentaires sont une manière de générer de la qualité sur les contributeurs et les produits.
Une question générale : qu’apportent les commentaires sur les sites de presse ?
Remarque : Tous les sites de presse ont un système de commentaires mais chacun d’entre eux ont leurs spécificités.
Rémi nous propose de réfléchir dans une optique d’économie de l’information.
L’implémentation des commentaires implique trois types de coût :
Coût d’installation du système de commentaire. Aujourd’hui ce coût tend vers 0
Coût de stockage des commentaires. Aujourd’hui ce coût tend vers 0.
Coût variable , qui correspond au cout de modération manuel et à ses conséquences juridiques.
Un exemple de société de modération: (http://www.netino.fr/consulting/ ) netino, 3€50/h.
L’audience est liée au nombre d’articles et à leur qualité. Cercle vertueux.
Du côté des revenus, liés directement à l’audience , cette dernière est fonction du nombre d’article et de leur qualité. Or, le commentaire peut être considéré comme améliorant la qualité d’un article en apportant :
Une information supplémentaire
Un angle d’analyse nouveau
Finalement, on arrive à un modèle avec des coûts et des revenus (audience) fonctions croissantes des commentaires. La question reste bien évidemment : quelle fonction croîtra plus vite que l’autre ?
Dans ce modèle, plusieurs équilibres peuvent être identifiés, qui se traduisent par deux types de stratégies dans les modalités de gestion des commentaires
lepost/20minutes qui vont plutôt travailler sur la quantité de commentaires. Apport de commentaire très à chaud, sans beaucoup d’outils pour les trier et les hiérarchiser.
Des sites comme rue89 qui hiérarchisent, sélectionnent et mettent en perspectives. Les commentaires sont moins nombreux mais on tente d’en extraire le maximum de valeur pour l’article.
Marc-Philippe Dubreuil - Blog de l’ours , Ad&So Consulting
Marc-Philippe propose de se souvenir des expériences de la presse classique et notamment de la PQR pour les appliquer aux medias sociaux.
Comparatif entre les commentateurs/bloggeurs et les correspondants
locaux de la PQR .
PQR , l’objectif : animer un réseau de correspondants locaux pour récupérer informations micro locales. Faire un lien entre un journal et le local.
Fonctionnement quasi identique entre la PQR et les medias sociaux d’aujourd’hui.
Contributeurs/commentateurs = correspondants locaux
Fonctionnement de la PQR :
Animation du réseau de correspondants locaux
Identification des personnes susceptibles d’apporter de l’info.
Rémunération des contributeurs avec barème et des formations à l’écriture journalistique.
Production de contenu avec des non professionnels.
Egalement il y a du prêt matériel, appareil photo, adsl, etc.
Existence d’une rédaction locale dont le métier est d’orienter vers la bonne information les correspondants locaux, prévoir le contenu, le réécrire, l’éditer, sélectionner les photos.
Le recrutement des correspondants se faisait souvent par la cooptation, selon la disponibilité et l’implication dans la vie locale.
Interaction avec le public et les lecteurs : salon, débat, avant première. PQR très présent dans le débat citoyen, problématiques sociales, environnementales.
Fameuse césure entre correspondants et journalistes. Une grande partie de possesseurs de carte de presse n’ont pas la formation institutionnalisée de journaliste.
Difficulté à repérer les bloggeurs / commentateurs sur les sites en lignes comme presse classique.
Benoit Raphael lepost.fr
Objectif et fonctionnement du post :
Réussir un site à partir d’une participation grand public.
Dynamique d’audience pour avoir suffisamment de participation.
Développer une connaissance de plus en plus fine entre journaliste et l’audience.
Travailler ensuite sur une mécanique humaine d’accompagnement des internautes pour faire en sorte que la communauté s’améliore et améliore ses contenus.
Quelques chiffres :
400 000 pages vues / jour. 3 800 000 visites pour le mois de juillet.
4000 commentaires par jour et 300 posts envoyés par les utilisateurs.
5% de visiteurs participent au site.
¼ de ce qu’il passe en une du post vient de la communauté.
Chaque internaute est expert de son quotidien et il sait connecter les informations pour y mettre du sens.
Fonctionnement du post en matière de participatif :
La rédaction stimule et sollicite l’audience pour obtenir des témoignages directs
Connaissance très fine de son audience pour aller chercher l’expert du domaine
La participation des utilisateurs, sur lePost.fr , c’est souvent une veille de l’information, une capacité à mettre en relation des contenus
Désormais, tous les journalistes ont développé des compétences de coaching, d’éducation et d’animation de son pool de « posters ». Les 6 journalistes connaissent de mieux en mieux la communauté qu’ils animent (via des échanges d’email, des déjeuners, des discussions téléphoniques. Cette connaissance fine permet notamment au « coach » d’aller chercher plus facilement des témoignages sur des sujets précis.
Remarque : Plus il y a d’audience, plus il y a de participation. Et l’audience augmente mécaniquement dès que la distribution des contenus s’élargit (ex. : la distribution par Yahoo news des articles de LePost.fr a fait augmenter le trafic du site, alors que les contenus sont disponibles intégralement sur Y !)
Conclusion : rôle moteur du coaching fait par les journalistes du post auprès de leur audience.
Discussion débat suite aux interventions
Laurent Mauriac, Rue89 .
L’internet, media particulier : L’outil qui sert à diffuser l’information sert aussi à la récolter l’information. De fait ca induit une relation particulière avec les lecteurs. Le même outil qui sert à lire sert à réagir et à produire. Chez Rue89, le journaliste produit et modère l’information.
La participation des lecteurs permet une fécondation mutuelle avec les journalistes : rebondir, faire vivre le sujet, trouver une nouvelle idée de sujet.
Un constat de départ : coupure entre la presse et les lecteurs. Cette coupure s’est largement manifestée lors de la crise de Libération. Un site (Libélutte) avait été créé par des journalistes. Les lecteurs sont venus y déverser leurs critiques.
Facteur majeur de la crise de la presse : coupure entre le media et ses lecteurs. D’où l’obligation de reconnecter avec les lecteurs.
Le sujet de l’article va largement décider de la teneur des commentaires : un sujet très général, et vous avez toutes les chances d'avoir des dérapages dans les commentaires. Un sujet très précis, pointu (ex. pourquoi mon imprimante me ment quand elle me dit qu'elle n'a plus d'encre) et les commentaires ont généralement une vraie valeur informative.
Iannis Pledel, Agoravox .
Il s’agit de distinguer ce qui relève du communautaire et de l’information. Si l’on peut lier les deux dimensions, elles sont parfois antinomiques : Dans la communauté, les phénomènes de bande sont récurrents. Cet aspect peut cependant renforcer la communauté (Fonction du café du commerce). Autorégulation des commentaires qui marche en fonction des articles.
Agoravox : 150 articles proposés tous les jours pour une publication de 30 articles./jour.
Partie production : rédaction interne. Rédaction de brèves en quantité minimale pour générer des idées auprès des communautés. La majorité des posts concerne des contributions spontanées.
Des enquêtes participatives sont aussi réalisées. Dans ce cas, la rédaction identifie et coordonne les membres de la communauté les plus pertinents.
Vincent Truffy, Mediapart (contribution post débat)
- Comme nous n'avons pas de publicité, nous ne recherchons pas du tout le trafic, au point que nous n'avons même pas installé d'outils de mesure détaillée de l'audience. Nos abonnés payant chaque mois, notre souci est plutôt de faire en sorte que, quelque soit la fréquence de leurs visites, elles soient pertinentes pour eux.
- Non seulement nous ne sommes pas dans une logique de rétribution des contributeurs, mais ceux-ci ont choisi de venir dans un lieu d'accès payant, dans une communauté resserrée et souvent cooptée.
- Cela va peut-être vous étonner, mais nous ne modérons pas (ou accidentellement, si nous tombons vraiment sur quelque chose de répréhensible), mais chacun répond. A part deux ou trois cas, nous n'avons jamais eu à dépublier une contribution ou un commentaire. Ce, à mon avis, parce que la communauté reste à taille raisonnable, parce que les gens avancent sous leur propre identité et savent que nous les connaissons, et souvent, ont fini par se rencontrer "dans la vraie vie". Nous les y encourageons avec des manifestations (nous avons organisé un séminaire des membres fin juin, nous allons lancer un festival en octobre...) et en utilisant le système de groupes (type groupe Facebook) comme on organiserait une revue à comité éditorial: les "rédacteurs" sont contraint de se coordonner pour construire une publication cohérente.
P-Y Platini (contribution post débat)
Comme Vincent le fait remarquer, la taille et la nature de la communauté ainsi que la "promesse client" du site déterminent les techniques à mettre en place.
Dans un autre domaine, j'avais pas mal discuté avec Saul Colt (http://www.saulcolt.blogspot.com/ ) community manager d'une boite nommée Freshbooks (outil de facturation en ligne pour les PME, assez éloigné de la presse donc). Ils avaient énormément misé sur le marketing communautaire : bouche à oreille, formation des nouveaux utilisateurs par des clients plus expérimentés, bug report et proposition de nouvelles fonctionnalités,... Cela marchait très bien et Saul m'affirmait que, étant donnée la taille et l'implication de la communauté, les rencontres physiques régulières étaient le meilleur moyen qu'ils avaient trouvé pour maintenir cette relation.
De même, Julien Jacob m'expliquait que jusqu'à récemment, des rencontres avec les utilisateurs d'obiwi étaient organisées.
Vincent Truffy (contribution post débat)
Nous avons nous aussi une large tendance à utiliser la technique Témoins de Jéovah pour nous développer: nous avons des campagnes de parrainage (un membre offre un abonnement gratuit d'un mois à une dizaine de connaissances) qui a de relativement bons résultats (transformation en "vrais" abonnements à la fin du mois et guidage des nouveau dans la communauté), ainsi qu'une fonction "offrir cet article à un ami" qui ne débouche souvent pas sur un abonnement mais nous donne une visibilité (le manque de visibilité du journal - payant - est notre principal problème, parce qu'il freine la croissance hors du réseau de nos abonnés, donc la diversité). En revanche, cette politique de parrainage (par définition, ils sont là momentanément et nous ne disposons pas de l'ensemble de leurs coordonnées) nous a amené nos premiers trolls...
On a aussi un bug report géré par les utilisateurs http://www.mediapart.fr/cl ub/edition/boite-a-outils mais nous manquons de réactivité technique (deux personnes pour gérer les bugs, les évolutions, ...), donc c'est plutôt un défouloir contre la Netscouade.
En revanche, l'émulation marche assez bien: nous avons des contributeurs invités réguliers qui attirent beaucoup de contributeurs qui aiment être publiés en cette compagnie, et une édition qui publie des contributeurs extérieurs au Club http://www.mediapart.fr/cl ub/edition/les-invites-de- mediapart qui oriente les contributeurs vers des sujets plus cohérents avec ce que traite le journal et plutôt, en ce moment, de meilleure qualité.
Laurent Mauriac (contribution post débat)
Stats Rue89 sur les commentaires en juillet 2008
45 000 membres inscrits au site. Un tiers a posté au moins un commentaire.
940 contributeurs ayant publié un article sur le site (dont les blogs).
380 000 commentaires postés en 15 mois sur 8 500 articles.
1 000 commentaires par jour en moyenne.
Une grande majorité des membres s’inscrivent et laissent un, deux ou trois commentaires, mais se taisent ensuite à jamais. A contrario, 31 ont laissé plus de mille commentaires.
10% des inscrits ont posté 80% des posts. A l’inverse, la majorité de ceux ayant posté deux commentaires ou moins pèse moins de 4% du total des commentaires.
0,2% des inscrits ont posté plus de 1 000 commentaires
2,9% de 100 Ã 1 000
15,7% de 10 Ã 100
17,2% de 4 Ã 10
23,6% deux ou trois commentaires
40,4% un seul commentaire
Tous les détails: http://www.rue89.com/making-of/riverains-de-rue89-qui-etes-vous
Les questions qui se posent durant le débat qui pourront éventuellement constituer des thématiques pour les prochaines sessions ?
Quelle motivation pour les posteurs : notoriété ou monétisation ? Ne pas écarter la dimension fantasmatique
Aurélien Viers (citizenside ) indique que même si la dimension argent est intégrée dès le début de l’offre, les contributeurs sont très demandeurs de conseil pour améliorer leur production. La relation de complicité peut aussi exister dans ce contexte.
Benoît Raphael : si on ne met que de l’argent, on casse la relation qu’il peut exister entre les contributeurs. Mais si on ne met pas d’argent, la relation ne pourra pas être viable.
Comment fidéliser les posteurs ?
Rémi Douine : un autre intérêt d’un commentaire, c’est que son auteur va revenir sur le site pour voir si quelqu’un y a répondu. Par ailleurs, un contributeur bien formé est un investissement.
R89 : 40% des commentateurs ne publient qu’un seul commentaire. Si ce commentaire sont intéressant, il faut alors le contacter directement (attention, pas de message automatique, il faut faire un vrai mail perso).
André Gunthert souligne que pendant que les utilisateurs ne commentent pas, ils apprennent à commenter (ton, techniques, codes implicites)
A quel moment le commentaire n’appartient plus au posteur ? (problème juridique relatif à la notion d’éditeur / hébergeur).
Assouline a considéré que tout ce qui était sur son site lui appartenait et a donc publier les commentaires dans son livre tiré de son blog.
Quelle fiabilité au contenu apporté par les posteurs ?
Quelles solutions de rating automatique des commentaires pour les hiérarchiser et les mettre en perspective ?
Laurent Mauriac : pour le moment, les solutions techniques se sont révélées assez décevantes. Les utilisateurs votent en effet pour des commentaires avec lesquels ils sont d’accord et non pas pour des commentaires intéressants.
· Comment faire face au trolling ?
o Guillemette Faure, Rue89 : en rendant la création de compte obligatoire pour commenter, on observe une forte baisse du « trolling ». Par ailleurs, la critique la plus virulente est systématiquement sélectionnée pour éviter un sentiment « journal vs. Lecteurs »
· Quelle fiabilité au contenu ?
o Guillemette Faure : quand on fait une erreur, il est impossible de « cacher ça sous le tapis ». Rue89 fait systématiquement un article pour expliquer pourquoi et comment la « bourde » s’est produite.
· Quelles modalités de distributions du contenu et de diffusion de la marque ?
o PY Platini : on a finalement vu l’action des utilisateurs à différent niveau de la chaîne de valeur, aue ce soit dans la sélection des sujets ou dans la production des articles. Cependant, on voit assez peu de modèles de distribution par les utilisateurs (qui dépassent le traditionnel « envoyez cet article à un ami »). Avons-nous oublié « L’Humanité Dimanche » ? Le fait que le groupe de soutien à Rue89 (suite à une plainte qui menaçait le journal) soit plus populaire que le groupe Rue89 me fait penser que ces modèles fonctionnent plus dans le cadre d’une « mobilisation » (support your local newspaper, faites passer ce mail à vos amis sinon des chatons vont mourir etc.)
· Quelle place accorder aux communautés au sein des réunions de rédaction ?
o Benoît Raphael : il faut avant tout regarder les chiffres. Les groupes sont surtout là pour râler et contribuent peu.
· La question de la monétisation
o B. Raphael : le modèle de pub ne peut pas être passif (type CPM) car les utilisateurs ont l’habitude d’interagir avec le site
o Iannis Pledel : Agoravox et plusieurs sites se sont regroupés pour un accord publicitaire (CPM)
o Vincent Truffy (Mediapart ) : un modèle payant et sans pub
o Rue89 : passe par une régie externe. Le fait que ce soit un journal avec une implication des utilisateurs offre plus de valeur pour les annonceurs. Les résultats sont pour le moment plutôt bons (breakeven prévu fin 2009). Par ailleurs, le fait de proposer des services connexes (notamment réalisations techniques) permet de diversifier les revenus et de produire des fonctionnalités qu’il n’aurait pas été possible de réaliser autrement.
o P-Y Platini : je m’interroge un peu. On a bien vu que l’intégration des contributions demandait beaucoup de travail. Et pourtant, il paraît difficile d’exister sur le marché « news » sans cette dimension participative. Comment réduire les coûts ? où sont les économies d’échelle ?
o MP Dubreuil : quels modèles de rémunération pour les "posteurs" ?
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